« Inde, un pays où des
adultes se comportent comme des enfants et où des enfants travaillent comme des
adultes. » Aline et Olivier
Infos pratiques Inde du Nord
Eau: L'eau que l'on trouve en Inde est tout simplement impropre à la consommation. Il faut donc se rabattre soit sur des bouteilles en plastique, soit sur un principe de décontamination de cette dernière. Pour restreindre au maximum les risques de maladies, une eau "propre" vous sera également nécessaire pour des actes tels que le brossage de dents. Si vous voyagez hors des "bulles" touristiques, vous vous alimenterez assurément dans de petites gargotes où de l'eau souillée sera présente sur vos assiettes, services et éventuellement oignons et radis blancs qui se servent comme accompagnements. De l'extrait de pépins de pamplemousses peut généralement faire la différence.
Nourriture: Il est facile de trouver de petites gargotes, le long des routes, qui servent des repas simples mais nourrissants. L'Inde recèle également de très petites échopes qui vendent eau et biscuits. Les fruits et légumes, eux sont vendus dans la rue tout comme les oeufs. Le poulet et le poisson se trouvent dans des petites échoppes "spécialisées", généralement situées en bordure de villes et villages. Mais elles sont plus rares et inexistantes au Gujarat (état 100% végétarien). On n'a pas tenté la viande rouge, pour des raisons de fraîcheur. Attention, les prix sont généralement augementé en fonction du passeport de l'acheteur. Pour info, 1kg de papaye coûte 20 à 25 Rs, 1kg de carrotte 10 à 15 RS, un tchai 5 à 10 RS (dans la rue), 1 kg de poulet 160 RS, 1 kg de poisson 100 à 150 RS, un oeuf 5-6 Rs, 1 litre d'eau 10 à 20 Rs selon la marque. Pour les produits alimentaires sortant d'usines, le prix est imprimé sur l'emballage.
Police: La police indienne est pour ainsi dire inexistante. Elle ne vous posera donc aucun problème. Rares sont les agents (de rue) qui parlent l'anglais.
Circulation et routes: Les routes principales et secondaires sont généralement bonnes. Certaines routes secondaires sont "work in progress", le "in progress" étant généralement de trop. Il est bon de savoir qu'il n'existe pas réellement de règles de circulation dans ce pays. On y roule généralement à gauche et croire en un dieu quelconque serait peut-être une bonne chose pour traverser l'Inde à vélo.
Camping sauvage: S'il est autorisé, il est par contre plus difficile à réaliser. La végétation, la population abondante, les cultures, empêchent de faire du camping sauvage de manière plaisante. Sur notre itinéraire, la péninsule du Gujarat à fait un peu exception à la règle. Sans toutefois offrir des spots extraordinaires.
Hôtel: Vous trouverez une grande quantité d'établissements hôteliers en Inde. Comptez environ 600 Rs le long des Highways et entre 250 et 500 Rs dans les villes et grands villages. Bon pour ces prix, on a une double correcte (pour un cyclo-voyageur), mais pas plus. Attention, le mot "hotel" est généralement employé hors des villes pour définir un restaurant. Le mot "gest house" est donc plus à propos. De plus, hors des zones touristiques, un grand nombre d'établissements ne sont pas habilités à loger des étrangers. Une histoire de paperasse apparemment.
Visa : Contrairement à des infos qui circulent sur le net, l'obtention d'un visa indien à Bandar Abbas (Iran) n'est possible que pour un mois. A savoir qu'un visa de tourisme indien n'est pas renouvelable. Pour notre part, nous avons obtenu un visa de 3 mois à Dubai. Il faut savoir que d'une façon générale, l'obtention de ce document est long. Cela nous a pris 13 jours. A Dubai, il ne faut non pas se rendre à l'ambassade indienne (dans le quartier des ambassades), mais dans une agence BLS située dans un centre commercial (105, Al Khaleej Center, en face de Al Ain Center, Mankhool Road, quartier de Bur Dubai). La procédure se déroule en plusieurs étapes. La première consiste à fournir les documents suivants : formulaire de demande de visa (document qui se trouve sur Internet, à remplir par ordinateur puis imprimer), formulaire de demande d'agrémentation (on l'a rempli sur place, frais en sus), 2 photos passeport (le format européen a été accepté), passeport (qu'ils vous rendent de suite) et photocopie du passeport. Attention, il est nécessaire de fournir une adresse et un numéro de téléphone à Dubai (hôtel par ex.) ainsi qu'un contact en Inde (adresse, numéro de téléphone, nom, etc.). Cette première étape se termine par le paiement en espèce locale du visa, qui revient environ à 80 CHF/personne. Il faut ensuite attendre entre 5 et 15 jours ouvrables, le temps que les Indiens obtiennent le "consentement" de votre ambassade. Dès qu'ils l'ont, ils vous contactent par téléphone pour la deuxième étape de la procédure. Il vous faut retourner à leur bureau pour leur donner votre passeport. Il faut à nouveau attendre entre 1 et 3 jours ouvrables pour qu'ils vous fassent livrer les passeports avec visa à l'adresse que vous leur aurez fournie. Autres infos : l'agence a une photocopieuse payante sur place. Un visa de tourisme de 6 mois coûte le même prix que celui de 3.
Nourriture: Il est facile de trouver de petites gargotes, le long des routes, qui servent des repas simples mais nourrissants. L'Inde recèle également de très petites échopes qui vendent eau et biscuits. Les fruits et légumes, eux sont vendus dans la rue tout comme les oeufs. Le poulet et le poisson se trouvent dans des petites échoppes "spécialisées", généralement situées en bordure de villes et villages. Mais elles sont plus rares et inexistantes au Gujarat (état 100% végétarien). On n'a pas tenté la viande rouge, pour des raisons de fraîcheur. Attention, les prix sont généralement augementé en fonction du passeport de l'acheteur. Pour info, 1kg de papaye coûte 20 à 25 Rs, 1kg de carrotte 10 à 15 RS, un tchai 5 à 10 RS (dans la rue), 1 kg de poulet 160 RS, 1 kg de poisson 100 à 150 RS, un oeuf 5-6 Rs, 1 litre d'eau 10 à 20 Rs selon la marque. Pour les produits alimentaires sortant d'usines, le prix est imprimé sur l'emballage.
Police: La police indienne est pour ainsi dire inexistante. Elle ne vous posera donc aucun problème. Rares sont les agents (de rue) qui parlent l'anglais.
Circulation et routes: Les routes principales et secondaires sont généralement bonnes. Certaines routes secondaires sont "work in progress", le "in progress" étant généralement de trop. Il est bon de savoir qu'il n'existe pas réellement de règles de circulation dans ce pays. On y roule généralement à gauche et croire en un dieu quelconque serait peut-être une bonne chose pour traverser l'Inde à vélo.
Camping sauvage: S'il est autorisé, il est par contre plus difficile à réaliser. La végétation, la population abondante, les cultures, empêchent de faire du camping sauvage de manière plaisante. Sur notre itinéraire, la péninsule du Gujarat à fait un peu exception à la règle. Sans toutefois offrir des spots extraordinaires.
Hôtel: Vous trouverez une grande quantité d'établissements hôteliers en Inde. Comptez environ 600 Rs le long des Highways et entre 250 et 500 Rs dans les villes et grands villages. Bon pour ces prix, on a une double correcte (pour un cyclo-voyageur), mais pas plus. Attention, le mot "hotel" est généralement employé hors des villes pour définir un restaurant. Le mot "gest house" est donc plus à propos. De plus, hors des zones touristiques, un grand nombre d'établissements ne sont pas habilités à loger des étrangers. Une histoire de paperasse apparemment.
Visa : Contrairement à des infos qui circulent sur le net, l'obtention d'un visa indien à Bandar Abbas (Iran) n'est possible que pour un mois. A savoir qu'un visa de tourisme indien n'est pas renouvelable. Pour notre part, nous avons obtenu un visa de 3 mois à Dubai. Il faut savoir que d'une façon générale, l'obtention de ce document est long. Cela nous a pris 13 jours. A Dubai, il ne faut non pas se rendre à l'ambassade indienne (dans le quartier des ambassades), mais dans une agence BLS située dans un centre commercial (105, Al Khaleej Center, en face de Al Ain Center, Mankhool Road, quartier de Bur Dubai). La procédure se déroule en plusieurs étapes. La première consiste à fournir les documents suivants : formulaire de demande de visa (document qui se trouve sur Internet, à remplir par ordinateur puis imprimer), formulaire de demande d'agrémentation (on l'a rempli sur place, frais en sus), 2 photos passeport (le format européen a été accepté), passeport (qu'ils vous rendent de suite) et photocopie du passeport. Attention, il est nécessaire de fournir une adresse et un numéro de téléphone à Dubai (hôtel par ex.) ainsi qu'un contact en Inde (adresse, numéro de téléphone, nom, etc.). Cette première étape se termine par le paiement en espèce locale du visa, qui revient environ à 80 CHF/personne. Il faut ensuite attendre entre 5 et 15 jours ouvrables, le temps que les Indiens obtiennent le "consentement" de votre ambassade. Dès qu'ils l'ont, ils vous contactent par téléphone pour la deuxième étape de la procédure. Il vous faut retourner à leur bureau pour leur donner votre passeport. Il faut à nouveau attendre entre 1 et 3 jours ouvrables pour qu'ils vous fassent livrer les passeports avec visa à l'adresse que vous leur aurez fournie. Autres infos : l'agence a une photocopieuse payante sur place. Un visa de tourisme de 6 mois coûte le même prix que celui de 3.
Site Internet utile : http://www.blsindiavisa-uae.com/visa/page.php?title=Preparing%20your%20application
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Ensemble. Sept jours sur sept. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre !
Semaine après semaine !! Mois après mois !!! Ça donne quoi tout ça ? De longs
monologues intérieurs, faute de sujet de discussion ? La découverte malheureuse
de défauts insoupçonnés ? Une liste sans fin de compromis réciproques ?
Pour la question des sujets de discussion, vous vous en seriez doutés,
avec Olivier, impossible de tarir la source. Et l'avantage est que lorsque l'on
a fait le tour des récits, on prend les mêmes et on recommence. Ce qui donne
parfois :
« Eh Aline, tu sais quoi, ce truc, là, ça me fait penser à ...
- A quand tu étais en-Allemagne-avec-ton-frère-et-que-vous-êtes-restés-des-heures-dans-la-mine-et-avez-fait-flipper-la-gérante-du-camping
?
- Ah ben mince alors, je te l'ai déjà racontée ?
- Mmmmm !
- Et alors, celle où...
- Où un Malgache-s'est-fait-passer-pour-ton-guide-et-a-voulu-te-faire-payer-sa-note-d'hôtel
? Allez, raconte-la moi quand même, celle-là, je l'aime bien. »
Il y a donc les histoires du passé, de nos passés respectifs et puis de
notre passé commun. Celles que l'on connaît tous les deux mais dont l'évocation
fait tant de bien. Et puis celles que l'on a oubliées et qui ressurgissent à
l'appel du quotidien. Ensuite, il y a le présent qui ne cesse de courir frénétiquement
entre nos sens, notre esprit et nos mots. Ce présent si foisonnant, ce présent
si bousculant. A deux, on essaie de le déchiffrer et de l'apprivoiser. Et puis,
il y a le futur. Si le passé se confine à nos souvenirs, le présent à ce que
l'on vit, le futur n'a de limite que notre imagination. Et quoi de plus fertile
pour l'esprit que les heures consacrées à rouler ? Alors tout y passe : le
court terme, les projets pour notre retour et ceux pour plus tard. « Hé
dis, si on n’a qu'un mois de visa pour la Chine, on fait comment ? » « Et
puis le potager, on le fera plutôt vers le cabanon ou sous le pommier ? » « Quoi,
tu veux aussi des lapins ? En plus des abeilles, des moutons et des poules
? »
Puis, venons-en à ces facettes cachées que seule une vie commune pérenne
peut révéler chez l'autre. Dire que je n'en dénombre aucune serait mentir car
l'unicité d'un tel voyage nous oblige à nous aventurer sur des terrains jusque-là
encore inexplorés. La gestion de la soif, l'accumulation de fatigue, l'omniprésence
des regards portés sur soi, le stress sonore... Dans de telles situations, mes
paroles et leur mélodie parfois échappent à mon contrôle, dérapent, dissonent
et atterrissent sur Olivier. Lui, par contre, devient plus virulent avec les
gens qui nous entourent. Ces comportements, on a appris à les connaître. Ainsi
Olivier ne surenchérit pas mes propos mais me débriefe alors que, pour ma part,
je prends le relais dans les relations publiques.
Si l'on dit communément que l'union fait la force, le quotidien nous
conjugue cette devise en un poème personnel. Voilà que l'on se rend compte que
le bât ne blesse pas aux mêmes endroits et lorsque l'un flanche, l'autre tient
le cap et sert de tuteur. L'un est malade, l'autre est là pour penser. L'un est
à bout, l'autre a retrouvé suffisamment d'énergie pour deux. Et lorsque
certaines situations nous touchent tous les deux, nous n’en devenons que plus
unis. Alors, plutôt que de forcer les compromis, nos différences nous complètent.
Olivier répare ou entretient le matériel lorsque j'aurais tendance à bâcher ;
je m'occupe des négociations avec les hôteliers alors qu'Olivier est allergique
à ces palabres.
Mmmm, ce tableau semble presque trop doré. J'y cherche un peu d'ombre
mais décidément n'en vois pas. Alors laissons-le ainsi et faisons en sorte que
le temps conserve précieusement les couleurs de cette œuvre. AG 07.02.13 Incompréhension
L'histoire
que vous vous apprêtez à lire est une histoire vraie. Nous l'avons vécue la
nuit du 30 au 31 janvier 2013 et je vais tenter de vous la relater avec le plus
d'objectivité possible.
Il
est environ 19 heures, la nuit s'est déjà installée et nous nous apprêtons à
nous endormir dans notre tente. Le lieu que nous avons choisi pour passer la
nuit est un terrain vague où poussent quantité d'épineux. Deux des quatre côtés
de cette large zone sont bordés de hauts monticules de terre. Stratégiquement,
l'endroit est bon. Voilà pas cinq minutes que nous avons adopté la position
horizontale que deux voix se font entendre au loin. Rien d'inquiétant, on a
l'habitude. On attend que cela passe... mais rien. Une des voix semble téléphoner
et ne doit pas être à plus de 30 mètres de notre campement. Après quelques
minutes, l'interlocuteur de nos premières voix se fait entendre sur notre
gauche. Nous voilà donc pris en sandwich entre deux adeptes du téléphone
mobile. Faire une pause dans l'écoute, faire le point. Résumons : nous
avons trois personnes à proximité de la tente, deux à droite, une à gauche. Ce
sont des hommes qui ont entre trente et quarante ans, à les entendre. On a donc
entre 150 et 210 kilos d'Indiens dans le secteur. ça peut le faire, mais faut être prêt ! Je m'habille au
cas où, fourre une frontale dans la poche gauche de mon pantalon et notre canif
dans la droite. Attendre... L'attente ne sera pas longue. Une fois réunies, les
trois voix s'approchent de nous et éclairent la tente avec leur lampe torche.
Branché sur diplomatie, je sors. Je salue, explique que je suis Suisse et que je
fais du vélo en Inde. Ne pas dire que le deuxième vélo appartient à une femme.
De toute manière, ils ne comprennent rien. Après quelques minutes de discussion
cordiale et mon refus de boire de leur gnôle, je leur fais signe que je vais
retourner dormir et eux me montrent qu'ils vont s'en aller. OK, l'histoire est
réglée. La diplomatie, c'est super ! Voilà pas dix minutes que je suis au lit
que les voix reviennent. Au bruit, ils font un sitting à 5 mètres de la
tente, discutant comme si l'on n’existait pas. On n'est pas trop étonnés de
leur attitude, notre expérience indienne nous ayant déjà démontré à plusieurs
reprises à quel point l'autre n'est pas important. Craquements, puis
re-craquements. Mais que font-ils ? Ah oui, du feu. Ils font du feu à 5 mètres
de notre tente, bramant comme des cerfs en rut alors qu'ils savent pertinemment
que deux personnes essaient de dormir... Impensable ! Même en sachant que
notre différence culturelle est immense, cela n'est pas pensable. Enfin, je
ressors et l'air navré, leur explique que je souhaiterais dormir et que leur
proximité rend la chose peu évidente. Rien à faire, ils ne bougeront pas. Que
faire contre l'absurde ? Je retourne me coucher et deviens le jeu de ces trois
imbéciles. Ils m'appellent, éclairent la tente et s'en approchent. Rester zen,
faire comme si c’était des enfants... les ignorer. C'est le meilleur truc pour
décourager un gamin, croyez-moi ! Rien à faire, ils insistent puis
retournent à leur feu. Constatant qu'ils sont plus bêtes que méchants, je
laisse le sommeil me gagner, il est 21 heures. C'est vers les 22h30 que je me réveille
à nouveau. Selon Aline, ils sont partis puis revenus et en ce moment, ils
regardent une vidéo sur l'un de leurs mobiles. Si Lhermitte avait trouvé en
Villeret un « champion de classe mondiale », là on tient un trio
interplanétaire. Le son de leur film me fait rapidement comprendre que le héros
s’affaire frénétiquement à faire claquer ses bourses sur les fesses d'une dame
qui, selon ses petits gémissements, apprécie la chose. J'y crois pas ! On a
trois types qui matent un film de boules à 5 mètres de la tente au milieu de la
nuit. C'est simplement irréel. Comment agir lorsque rien de ce que l'on a pu
vivre jusqu'à présent ne nous a préparés à une telle situation ? Peut-être ne
rien faire et laisser le froid les décourager ? Je me rendors. Je dors
jusque vers minuit, où une nuée d'étoiles rouges viennent se déposer sur notre
tente. Les cons, ils nous balancent leurs braises dessus. Fou de rage, je sors
de la tente en vociférant toutes les insanités qui me passent par la tête. Voilà
de quoi reléguer notre cher capitaine Haddock au rang d'amateur. J'ai le corps
littéralement en feu. La colère est telle que je me mets à leur poursuite,
pieds nus, sur un terrain bardé d'épines. Je ne sens rien. Malgré ces pointes
qui pénètrent mes pieds, je cours. Heureusement pour eux, je ne connais pas
l'endroit. Et poussés par la peur, ils détalent comme des lapins. Comment
ont-ils pu en arriver là ? Comment des adultes peuvent passer cinq heures à côté
d'une tente où deux personnes essaient de dormir et faire comme s'il n'y avait
personne ? Comment et pourquoi ? Nous ne cherchons même plus à comprendre. Cela
fera bientôt deux mois que l'on roule dans ce pays et que nous avons compris
qu'il ne fallait pas chercher à comprendre. Qu'il ne valait peut-être même pas
la peine d'essayer. Lorsque des femmes vous attrapent lors de votre passage à vélo
et vous font tomber, quand des hommes font des bruits d'animaux pour vous
saluer, quand des enfants* s'accrochent par grappes à vos sacoches de vélo sous
les yeux amusés de leurs parents, quand... Quand on ne voit pas par où
commencer pour établir une relation « normale ». Quand la normalité
ne veut plus rien dire... il ne vous reste plus que la colère ou les larmes. OF 31.01.13 * enfants qui demandent de l'argent pour s'amuser et non pas par nécessité. Enfants correctement habillés, habitant des maisons et vivant dans des familles possédant des terres et du bétail.
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